Aliénation parentale : Mon enfant ne veut plus me voir


Agir avant qu’il ne soit trop tard

Par Laurence MOUTON SHAKTI, Psychanalyste et Sophrologue intégrative

 

De nos jours, nous faisons des enfants qui nous quittent à l’intersection de beaucoup de mystères.

Dans l’incompréhension, de plus en plus de pères et de mères se retrouvent piégés par l’aliénation parentale de leur enfant. Le processus a souvent pris naissance il y a des années alors qu’en apparence vous viviez la romance avec l’homme ou la femme de votre vie.

 

 

 

Nos enfants ne nous appartiennent pas. Il serait bon d’éduquer certains parents avant qu’ils ne commettent le pire dans la plus grande des jouissances et impunité : retirer leur(s) enfant(s) à l’autre parent, père ou mère. Malheureusement cette pratique est de plus en plus courante.
En quelques années, en particulier depuis la mise en place de la garde alternée, en 2002, elle est devenue un jeu psychologique malsain pour régler des comptes d’adultes, une sorte de sport national. Et les périodes de confinements ont encore amplifié le phénomène avec plus spécifiquement des pères qui ont gardé les enfants plus longtemps que la durée légale, voire qui sont partis se confiner pendant des semaines sans plus donner de signes de vie. Les dépôts de plaintes de mères en particulier se sont multipliées au cours du premier confinement entre avril et mai 2020.

 

Malheureusement, cela n’arrive pas qu’aux autres. Certains le découvrent, puis le subissent des mois, des années…

Le parent victime peut agir avant qu’il ne soit trop tard. Encore faut-il qu’il connaisse au préalable le piège et les ressorts de cette manipulation au long cours que l’enfant lui-même ne perçoit pas, voire dont il devient peu à peu complice, allant même jusqu’à développer une forme de sadisme à l’encontre de son parent en demande. Ce mécanisme, appelé « aliénation parentale », peut amener l’enfant à vivre la toute-puissance alors même qu’il était peut-être en manque de confiance en lui dans une période délicate, comme l’adolescence, par exemple. Malheureusement, cela n’arrive pas qu’aux autres. Certains le découvrent, puis le subissent des mois, des années, voire à vie. Ils ne verront plus jamais leur(s) enfant(s), objets d’une instrumentalisation orchestrée depuis longtemps. Ils n’ont rien vu venir. Cette aventure de vie là fait très mal. Quand le processus est enclenché, il est parfois trop tard. Autant prévenir que guérir, savoir que certains scénarios machiavéliques existent et y être préparé pour l’éviter. Et/ou apprendre à bien s’entourer pour tenter de réparer. LM

 

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